Préjugés, sexisme: combat permanent

Le punk n'est pas qu'une musique ! Ici on discute de l'actualité, des manifs et des résistances en lien direct avec notre culture. "Make punk a threat again", ça vous dit encore quelque chose ?!
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Norma Bates
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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par Norma Bates » 05 mars 2018 15:57

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France 2 - Infrarouge - Sexe sans consentement - 6 mars 2018

Un documentaire dans lequel des femmes parlent. Elles parlent de leurs vécus de "rapports" sexuels non consentis, imposés, subis (je mets "rapports" entre guillemets, car s'il n'y a pas consentement, et donc pas échange, est-ce qu'on peut encore parler de "rapport"?). Avec un point commun désarmant à tous ces témoignages: Le sentiment de ne pas pas avoir pu faire autrement, quand ça a eu lieu. D'avoir été prises au dépourvu face à des hommes qui pensaient visiblement être dans une façon d'agir normale en insistant, en répondant "si" face à un "non", en continuant face à un silence éloquent et une pétrification totale. Le sentiment très fort aussi d'avoir été choquées, d'avoir eu peur que ce soit pire en tentant de "partir" (partir où d'ailleurs, c'est une vraie problématique, comme le soulignent certaines d'entre elles), puis d'avoir finalement subi. Et de s'être ensuite demandé si ce qui était arrivé était vraiment anormal, de s'être demandé ce qu'elles auraient pu faire autrement, comme si cela aurait pu être évité par elles....

Le documentaire en lui-même, est, je trouve, très fort de sens. Par contre, certaines tournures m'ont fortement gênée dans un passage de la présentation écrite de la video:
Elles ont cédé. Ou capitulé. Ce rapport sexuel, elles n’en voulaient pas. Elles n’ont pas réussi à le repousser, à lui faire comprendre que non, elles n’avaient pas envie."
Le mot "céder" ne me semble pas approprié, elles n'ont pas dit "Oui, j'en ai envie". Elles ont juste subi l'acte sans pouvoir agir, c'est bien différent. Et puis, si on dit "non" une fois, la personne en face doit juste arrêter, et même si elle continue, et qu'on "cède", c'est déjà qu'il y a viol, selon moi.... Quant à la tournure "Elles n'ont pas réussi à repousser": elles n'auraient pas dû avoir à "réussir" quoi que ce soit, elles ont dit non, ou "je n'ai pas envie" ou "je ne préfère pas", ou "je suis fatiguée, j'ai envie de rentrer", ou alors sont restées pétrifiées, sans un seul geste d'échange face à un attouchement fait par surprise par quelqu'un dont elles n'avaient pas envie. Employer l'expression "réussir à", c'est signifier qu'elles ont été faibles, qu'elles auraient pu et/ou dû faire mieux, alors que ce sont ces hommes là, qui auraient dû faire beaucoup mieux....

En tous cas, à la fin des témoignages, le point de vue sur le fait qu'il faudrait apprendre à mieux communiquer, qu'il faudrait adopter le réflexe de dire qu'on a du désir, je trouve ça très bien vu, même si ça aurait mérité d'être encore un peu plus poussé.
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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par abFab » 05 mars 2018 23:04

Norma Bates a écrit : Le mot "céder" ne me semble pas approprié, elles n'ont pas dit "Oui, j'en ai envie". Elles ont juste subi l'acte sans pouvoir agir, c'est bien différent. Et puis, si on dit "non" une fois, la personne en face doit juste arrêter, et même si elle continue, et qu'on "cède", c'est déjà qu'il y a viol, selon moi.... Quant à la tournure "Elles n'ont pas réussi à repousser": elles n'auraient pas dû avoir à "réussir" quoi que ce soit, elles ont dit non, ou "je n'ai pas envie" ou "je ne préfère pas", ou "je suis fatiguée, j'ai envie de rentrer", ou alors sont restées pétrifiées, sans un seul geste d'échange face à un attouchement fait par surprise par quelqu'un dont elles n'avaient pas envie. Employer l'expression "réussir à", c'est signifier qu'elles ont été faibles, qu'elles auraient pu et/ou dû faire mieux, alors que ce sont ces hommes là, qui auraient dû faire beaucoup mieux....
Ca m'a fait le même effet. J'ai l'impression qu'on aurait tout aussi bien pu lire : elles avaient trop bu, elles étaient habillées trop sexy...
C'est comme si les mecs n'étaient pas acteurs.
Un préambule du style "Ils n'ont pas voulu entendre. Ils ont insisté. Ce rapport sexuel qu'elles ne voulaient pas ils l'ont obtenu." ça renverse un peu la donne.
Là ça fait bizarre : "Elles ont cédé". Comme un digue face à un phénomène naturel. Comme si le viol était quelque chose de "naturel" (les fameux besoins du mâle) et que la seule chose à faire c'est de résister ou de céder. C'est un peu déprimant finalement, en 2018, cette omniprésence de la culture du viol...
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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par meluzine » 06 mars 2018 19:57

Merci Norma pour l'info.
Ca m'a d'ailleurs fait penser que je voulais poster le lien pour le documentaire d'Ovidie :
LA OU LES PUTAINS N'EXISTE PAS qui est passé sur Arte l'autre jour.
Il présente la réalité le traitement des femmes en Suède pourtant montré comme moderne et égalitaire.
Vraiment bien fait, touchant; rageant...
Il est encore en streaming sur Youtruc mais peut être pas pour longtemps.



La tragédie d'Eva-Marree, privée de ses enfants pour prostitution puis tuée par leur père. Dans un réquisitoire convaincant, la réalisatrice Ovidie dénonce les abus de pouvoir commis par un État suédois prétendument protecteur. Le 11 juillet 2013, Eva-Marree, alias Jasmine Petite, 27 ans, est tuée par le père de ses deux enfants de trente-deux coups de couteau, dans les bureaux des services sociaux suédois. Ce crime est l'aboutissement d'un cauchemar qui a commencé trois ans plus tôt, après que la jeune femme, ayant quitté son compagnon pour violences conjugales répétées, et ne sachant comment subvenir aux besoins de la famille, a confié à une proche avoir travaillé comme escort-girl. Sur simple dénonciation, Eva-Marree se voit retirer sa fille et son fils, alors âgés de 1 et 2 ans, sans discussion ni enquête préalables, les services sociaux en attribuant la garde exclusive à leur père, un homme dont ils avaient pourtant eux-mêmes diagnostiqué la violence. Après l'échec de plusieurs recours en justice, la jeune femme devient l'un des porte-parole du syndicat suédois des travailleurs du sexe, dénonçant les lois en vigueur et les abus de pouvoir des services sociaux, qui privent les prostitué(e)s de leurs droits élémentaires en prétendant les protéger. Ayant finalement obtenu un droit de visite auprès de ses enfants, puis encore bataillé pour que les services sociaux obligent le père à s'y soumettre, elle est assassinée lors du premier rendez-vous fixé avec ce dernier et leur fils. Déni de justice Aucune sanction n'est prise au sein du service concerné, même si la directrice en est discrètement mutée. Les parents d'Eva-Marree réclament toujours en vain le droit de voir leurs petits-enfants, dont ils ignorent jusqu'au lieu de placement, alors que le père meurtrier, bien que condamné à une longue peine d'incarcération, conserve son autorité parentale. Car, en Suède, dénoncent les interlocuteurs d'Ovidie (la mère d'Eva-Marree, Zenitha, son avocat, la responsable de son syndicat…), une "putain" ne saurait être une bonne mère. Si, comme cette jeune femme courageuse, qui témoigne dans un entretien d'archives avec une retenue et un charisme remarquables, elle ose refuser le statut de victime et d'irresponsable qu'on lui assigne, elle devient aussi une ennemie de la société. En un réquisitoire convaincant contre un État "providence" dont aucun représentant n'a souhaité s'exprimer, la réalisatrice expose en détail l'hallucinant déni de justice qui a frappé Eva-Marree et ses enfants. Nombre de pays membres de l'Union européenne, dont la France, rappelle-t-elle aussi, ont adopté la législation suédoise criminalisant les clients de prostitué(e)s, l'autre volet selon elle d'une vision puritaine et répressive qui fragilise les travailleurs du sexe tout en affirmant les aider.

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par bub » 07 mars 2018 9:20

abFab a écrit : On attend avec impatience que dans not'milieu punk antisexiste les groupes composés de uniquement de mecs refusent de jouer et demandent à l'orga de les remplacer par des groupes avec des meufs pour ré-équilibrer ces affiches 100% masculines ;)
http://www.lemonde.fr/big-browser/artic ... 32693.html
Le constat des programmations « ultratestostéronées » des festivals de musique n’est pas nouveau, mais la prise de conscience est désormais de rigueur. Lundi 26 février, quarante-cinq festivals américains et européens se sont engagés à combattre les inégalités de genres en promettant un partage équilibré femmes-hommes dans leurs programmations, jurys, commissions, et conférences d’ici à 2022. [...]
Le chemin à parcourir semble encore long. En juin 2017, une étude réalisée sur 600 groupes et artistes au programme de quatorze festivals britanniques laissait apparaître que huit têtes d’affiche sur dix étaient masculines, relevait alors la BBC.
j'ai pas encore vu ce genre d'initiative dans "not'milieu punk antisexiste"...

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par meluzine » 07 mars 2018 11:25

bub a écrit :j'ai pas encore vu ce genre d'initiative dans "not'milieu punk antisexiste"...
Si à l'Etincelle parce qu'ielles sont trop cool !!!

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par Norma Bates » 07 mars 2018 13:16

meluzine a écrit :Merci Norma pour l'info.
Ca m'a d'ailleurs fait penser que je voulais poster le lien pour le documentaire d'Ovidie :
LA OU LES PUTAINS N'EXISTE PAS qui est passé sur Arte l'autre jour.
Il présente la réalité le traitement des femmes en Suède pourtant montré comme moderne et égalitaire.
Vraiment bien fait, touchant; rageant...
Il est encore en streaming sur Youtruc mais peut être pas pour longtemps.

Merci aussi. C'est poignant, en effet. Cela donne un sentiment d'injustice douloureux.
Ce qui est le plus dramatique je trouve, c'est la culpabilisation qui a été orchestrée par l'agente en charge du dossier "social" (le mot social, paraît déplacé ici, vu l'ampleur dramatique qu'ont fini par prendre les choses), puis utilisée de fil en aiguille par l'ex-mari, pour pouvoir faire souffrir son ex-compagne (retrait des enfants de leur foyer maternel, privation de visites de leur mère pendant plusieurs mois, c'est juste inhumain). Agente en charge du dossier, qui visiblement, comme le décrit une des amies de Maree, avait une volonté de détruire ce que celle-ci représentait à ses yeux, l'ayant personnellement jugée et stigmatisée comme étant une personne indigne d'éduquer ses enfants. Et à partir de là ça a été scellé, marqué au fer rouge, provoquant une escalade dans la persécution, sans le moindre apport bénéfique pour quiconque, surtout pas pour les enfants. Alors que la base de tout ce manège, était soi-disant de les préserver.

Au-delà de montrer les failles du "modèle" suédois et ce que certaines procédures dites "sociales" font subir aux femmes dites de "mauvaise vie" (et aussi aux hommes, avec l'exemple du jeune homme qui se fait convoquer, pointer du doigt comme déviant et qui subit une leçon de morale et un lavage de cerveau d'une stupidité hors-norme, pour avoir regardé du porno.... ce court passage est d'une violence inouïe, je trouve), le documentaire parle aussi de violence conjugale. De la domination du père des enfants, qui est allé jusqu'à les utiliser pour faire un maximum de mal à son ex-compagne. Cet aspect là fait froid dans le dos. Maree s'est heurtée d'une part à un homme déséquilibré, menaçant, qui la surveillait et la privait de ses rares droits de visite, et d'autre part à une institution qui au lieu de l'aider, l'a exposée elle et ses enfants, à cet homme dont elle avait voulu se protéger (et qui aurait peut-être eu besoin, lui, d'une aide psychologique). Les procédures mises en place, ont au contraire directement participé à maintenir pendant plus de trois ans, un climat conflictuel et violent, qu'elle avait à tous prix voulu fuir à juste titre.

Elle avait fait des choix individuels pour ça. Elle avait décidé de le quitter et de mener sa vie comme elle le souhaitait. Après la séparation, elle avait fait le choix d'avoir 4 ou 5 fois une activité d'escort girl pour pouvoir s'en sortir: c'était ses choix. Lui est resté bloqué dans sa haine, dans son délire de toute puissance, il a voulu la détruire et il a fini par le faire physiquement parce que tout est allé à l'envers, parce qu'on a jugé arbitrairement une femme comme étant une "salope" inadaptée, une "putain" irresponsable (comme le souligne Ovidie ici), alors qu'elle était une femme douce et aimante, avec ses enfants, comme avec son entourage. Des gens "bien comme il faut" ont fait n'importe quoi sous prétexte d'un jugement moral stupide, dénué de la moindre empathie et du moindre bon sens. Et le résultat de cet acharnement quasiment obsessionnel, a fini par priver des enfants de leur mère et des parents de leur fille, pour toute une vie: les personnes irresponsables et indignes, se trouvent finalement être celles qui avaient pointé du doigt, au départ, une femme que ça a fini par tuer. Ces personnes là maintenant, on ne les entend pas, silence radio, ce qui ronge les parents de Maree et son entourage aujourd'hui. C'est affligeant.
Sont-elles au moins capables de prise de recul sur elles-mêmes? sur leurs possibles responsabilités? sur la violence et le manque d'écoute dont elles ont fait preuve et qui ont participé malheureusement activement à ce triste aboutissement?


*********************


Sinon, à propos d'Ovidie, après l'excellent A quoi rêvent les jeunes filles" " de 2015, qui abordait déjà le sujet des videos de sexe gratuit à portée de main et de ce que pas mal de videos peuvent laisser prétendre de ce que devrait être la sexualité en générale (et plus précisément, de ce que doit montrer d'elle une femme pour qu'on la désire), elle vient de sortir un bouquin appelé A un clic du pire, et que j'ai très envie de lire. En fait, elle semble y dire beaucoup de choses que je pense sur le sujet, sans avoir vraiment jusqu'ici réussi à me positionner moi-même clairement, coincée entre un questionnement sur une réalité devenant sordide, qui me fait violence dans ce qu'elle donne à voir d’objetisé de la féminité et le fait que ce soit visible partout - y compris par de très jeunes personnes qui se construiront en partie avec ça - et l'inquiétude de peut-être se trouver du côté d'un certain ordre moral, en ayant envie d'hurler parfois contre ça... C'est vraiment un sujet qui me bouleverse, pour tout dire, parce qu'il fait se heurter entre elles plusieurs de mes valeurs personnelles.

Hors, Ovidie, avec des mots justes et simples, semble parvenir à dire (je dis "semble" car je n'ai pas encore lu ce livre) que non, ce n'est pas moraliste de dire que le sexe gratuit des tubs est violent et que sa diffusion non réglementée est un non sens. Puisque de telles images d'actes sexuels (souvent violentes, sexistes et/ ou dégradantes, sur les sites tubs) ne doivent pas être exposées à des mineur-es dans le monde réel* pourquoi le sont-elles sur internet? (* parler d'IRL, ça semble même caduque ici, internet étant devenu partie intégrante du monde réel et du quotidien: on y voit des choses réelles, la vie et la sexualité de vraies personnes....). Il était vraiment temps que tout ça soit soulevé et pour une fois, ce ne sera pas par des féministes abolitionnistes qui se font critiquées de toutes part, mais par une réalisatrice de films pornos. Et ça, ça peut changer la donne, ça donne de l'espoir. (Je surkiffe la partie en gras !).

Résumé:
En dix ans, l'humanité a regardé l'équivalent de 1,2 million d'années de vidéos pornographiques et 95 % de cette consommation passe par ce que l'on appelle " les tubes ", des sites de streaming gratuits. Jamais l'accès au porno n'aura été aussi facile : des millions de contenus sont à disposition de façon permanente, sans restriction d'âge, sans aucune forme de contrôle quant à la violence des contenus diffusés. La gratuité combinée à l'immédiateté du streaming fait de ces sites un moyen prisé pour accéder aux images explicites, tant par les adultes que... par les mineurs. Car depuis la démocratisation du smartphone, l'âge moyen de la découverte du porno est descendu à 9 ans. 70 % des consommateurs mineurs ont accès à ces contenus, non pas à partir de l'ordinateur de la maison, comme trop de parents l'imaginent, mais tout simplement à partir de leur téléphone. Ce même téléphone qu'ils emportent chaque jour à l'école et auquel ils ont libre accès lorsqu'ils sont seuls dans leur chambre.
Mais pourquoi ces plateformes ne proposent-elles pas de système de filtrage ? Et surtout, pourquoi personne n'en demande-t-il la régulation ? Alors que ces sites figurent parmi les plus fréquentés au monde, au point d'être classés devant Apple et Microsoft, on ne peut qu'être frappé par le silence assourdissant des politiques. Les tubes agissent en toute illégalité, proposent du contenu piraté, ne respectent pas les lois européennes en termes de protection de l'enfance, agissent en toute impunité, sans qu'aucun gouvernement réagisse.
C'est pourquoi nous devons nous réapproprier le sujet, sans panique morale mais sans minimiser non plus l'impact de la " porn culture " sur notre sexualité et sur nos rapports de genre. Il est temps pour nous tous d'en comprendre les rouages, de connaître ses moyens de diffusion, de la décoder et d'en évaluer l'impact sur notre rapport au corps et à l'Autre. Puisque nous ne pouvons revenir à une époque pré-Internet, autant analyser ce qui nous entoure avec pragmatisme et chercher les meilleures mesures de protection. Ainsi seulement il nous sera possible d'en jauger les éventuels dangers, d'avoir une conversation apaisée avec nos enfants et de faire en sorte qu'ils n'en soient pas affectés dans leur construction identitaire.

EDIT:
Bon, mon chéri me parle de Quadrature du net, d'Edward Snowden et de DPI (Deep Packet Inspection) et de toute la problématique quant à la mise en place d'une politique de contrôle du net. Il pose des questions pratiques, quoi... J'avoue que ça m'était passé un peu au-dessus de la tête, me disant que déjà, dans un premier temps, c'était vraiment pas mal d'en parler et de se questionner sur des solutions possibles. Je ne sais pas jusqu'où Ovidie a poussé ses investigations et propositions de solutions, mais moi, c'est vrai, je suis sans doute assez naïve sur le sujet (j'imaginais un genre d'interdiction de diffusion de pornographie gratuite pour les consommateurs, c'est dire si je suis à côté de la plaque... :oops: )
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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par bub » 08 mars 2018 12:49

meluzine a écrit :Si à l'Etincelle parce qu'ielles sont trop cool !!!
:headbang:

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par meluzine » 08 mars 2018 17:48

Norma Bates a écrit :Agente en charge du dossier, qui visiblement, comme le décrit une des amies de Maree, avait une volonté de détruire ce que celle-ci représentait à ses yeux, l'ayant personnellement jugée et stigmatisée comme étant une personne indigne d'éduquer ses enfants. Et à partir de là ça a été scellé, marqué au fer rouge, provoquant une escalade dans la persécution, sans le moindre apport bénéfique pour quiconque, surtout pas pour les enfants. Alors que la base de tout ce manège, était soi-disant de les préserver.
Il y a un autre facteur que je vois à ça, aillant habité en Scandinavie et qui vient de la mentalité et de l'éducation là bas. On retrouve un peu la même chose en Allemagne. La règle, c'est la règle, la loi c'est la loi.
La socièté a la même manière de condamner les moeurs qui ne lui conviens pas.
J'ai vu l'acharnement insensé des gens quand on ne respecte pas la loi et la haine qui en ressort.
Un exemple typique le petit bonhomme est rouge et on traverse quand même au passage piéton. Les gens accélèrent en vous voyant. Pourtant à chaque fois, on frôle l'accident, si il avait lieu il serait grave et en plus la plupart du temps les conducteur font un excès de vitesse, donc non-sens total si on suit leur logique. Mais la règle, c'est la règle.....
Outre le fait que l'agente ai agit avec acharnement, de manière sexiste, putophobe et jugé Maree, elle a commis ce zèle avec la haine de ses idées et de son sens de respect des règles qui ne fait pas de sens.... mais qui colle à la mentalité là bas.
(Une mère ne peut pas se prostituer...donc c'est une mauvaise mère et elle ne peut pas s'occuper de ses enfants.)....
Norma Bates a écrit :Sinon, à propos d'Ovidie, après l'excellent A quoi rêvent les jeunes filles" " de 2015, sujet qui me bouleverse, pour tout dire, parce qu'il fait se heurter entre elles plusieurs de mes valeurs personnelles.
Oui très bien aussi !
Norma Bates a écrit :Hors, Ovidie, ... ce n'est pas moraliste de dire que le sexe gratuit des tubs est violent et que sa diffusion non réglementée est un non sens. Puisque de telles images d'actes sexuels (souvent violentes, sexistes et/ ou dégradantes, sur les sites tubs) ne doivent pas être exposées à des mineur-es dans le monde réel* pourquoi le sont-elles sur internet?
D'ailleurs ce que Ovidie expliquait et ce qui ressortait du reportage cité juste avant, c'est que personne ne s'occupe de faire l'éducation sexuelle des jeunes. Et il y avait des actrices porno qui disaient qu'elles recevaient des messages de jeunes qui leurs demandait des conseils... Elles demandait aux parents de faire leur job et d'éduquer leurs gosses parce que ce n'est pas à elles de le faire. Elles aussi considérent que le porno est fait pour les adultes et que si ils viennent sur les sites gratos, c'est aussi pour découvrir la sexualité. Il n'y a presque plus d'éducation sexuelle à l'école et apparements les parents moderne ne le font pas non plus...
Norma Bates a écrit :EDIT: [/b]Bon, mon chéri me parle de Quadrature du net, d'Edward Snowden et de DPI (Deep Packet Inspection) et de toute la problématique quant à la mise en place d'une politique de contrôle du net. Il pose des questions pratiques, quoi... J'avoue que ça m'était passé un peu au-dessus de la tête, me disant que déjà, dans un premier temps, c'était vraiment pas mal d'en parler et de se questionner sur des solutions possibles. Je ne sais pas jusqu'où Ovidie a poussé ses investigations et propositions de solutions, mais moi, c'est vrai, je suis sans doute assez naïve sur le sujet (j'imaginais un genre d'interdiction de diffusion de pornographie gratuite pour les consommateurs, c'est dire si je suis à côté de la plaque... :oops: )
Bah elle propose des solutions dans le reportage. J'ai entendu un sujet là dessus aussi, peut être sur France Inter, me rappelle plus. Mais il y a quand même des possibilités.

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par magouille&compagnie » 08 avr. 2018 13:50

Bonjour le PunxForum

Il y'à un thread , que j'avais initié sur le forum (présent en lien en fin de ce présent message ) et qui traite du " sexisme au quotidien , et les différentes façon de le percevoir" , et je pense que beaucoup de choses qui y sont dites mériteraient réponses + appronfondies , nottament aux masculinistes , mais je ne peux plus intervenir là-bas y étant "banni" ... (pas que pour cette raison , mais le fait que je remette perpetuellement en cause là-bas le fait que la modération soit composé de 15 hommes pour une seule femme , y à joué ...).
Le gars qui intervient , "Cobe" , et qui dis vraiment que de la grosse merde , lui est un membre d'extrème-droite radicale +/- assumé .

J'y ai égalemment révélé là-bas, quand j'ai emmené le sujet sur "la notion du consentement " , que bien qu'ayant +/- "pris le thread en main" , j'étais loin d'être innocent à ce sujet , et que je m'étais déjà conduit par le passé comme une merde , et je pense que ça peut, ne pas être inutile de le dire chez les punx aussi .... Donc j'ai déjà :
-coucher avec une fille qui n'aurait peut-être pas acceptée si moins défoncée ...
- Après un "non" essuyé , continuer de tentatives relous en jouant l'insistance sur le mode de l'humour graveleux ...


Ce forum étant axé sur les consommations de stups , il est cependant ouvert à tout le monde , la bannière annonçant que leur site est dédié aux personnes qui consomment , et à celles qui les aiment , donc à moins que vous ne vouliez génocider les toxicos , libre à vous d'y aller , pour remettre quelques pendules à l'heure au sujet du "sexisme" ...

Vous y retrouverez des points abordés qui figurent sur le Puxforum ,c'est normal , car je me suis pas mal inspiré, parfois, de l'actualité des sujets évoqués ici sur le PunxForum (projet crocodile par exemple ...) pour alimenter là-bas ...


Je sais que la modération là-bas aimerait bien voir ce thread disparaitre de leur actualité , car oui c'est un peu embarrassant pour eux qui se prétendent progressistes de n'avoir qu'une fille dans leur rang pour 16 personnes ... (et je vous parle même pas des réponses qui m'ont été faites de la part de la modération à ce sujet :roll: ...)

J'ai écrit là-bas sans que personne ne me reprenne , ni que des copines politisées ne voit mes écrits , donc je pense que c'est obligé j'y ai dis à un moment ou un autre "de la merde" , n'hésitez donc pas à me le dire .Merci .

La façon dont j'ai initié ce thread là-bas est pas très cool , mais j'avais été obligé de passer par ce stratagème pour amener le sujet , et je me suis quand même pris des réflexions comme quoi "un simple blog " aurait suffi ....

https://www.psychoactif.org/forum/t2636 ... evoir.html

Bref , merci de m'avoir lu .
Amicalement .

fab~hyène

EDIT :
Ah oui ! Si vous voulez aller y intervenir , passez par la case présentation , ce serait vraiment bien , et racontez y un mini truc sur votre rapport aux prods , car connaissant leurs méthodes , dans le cas contraire , ils feront "lock" le thread (ce qui les démange depuis que je l'ai initié ...) pretextant que des gens n'ayant strictemment rien à voir avec le thématique du forum interviennent et veulent "instrumentaliser" le truc ....
Par delà les miens et les balles ......

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Re: Préjugés, sexisme: combat permanent

Message par magouille&compagnie » 16 avr. 2018 13:20

Bonjour ,

Sachant que nous sommes beaucoup , sur le Punxforum , à aimer le cinéma et les séries , je me demandais si vous aviez déjà parlé du test de Bechdel (ou test de Bechdel-Wallace) , et ce que vous en pensiez .

Moi j'avais découvert l'existence de ce truc dans un numéro de Timult ,où des filles parlaient entre elles , de "la representation fémininine à l'écran ."

C'est un test qui vise à démontrer par l'absurde à quel point certains films, livres et autres œuvres scénarisées sont centrés sur le genre masculin des personnages.

Une œuvre réussit le test si les trois affirmations suivantes sont vraies :

l’œuvre a deux femmes identifiables (elles portent un nom) ;
elles parlent ensemble ;
elles parlent d'autre chose que d'un personnage masculin.
Le test de Bechdel a trois niveaux. On compte un point par niveau pour noter les œuvres. Pour réussir ce test, il faut obtenir les trois points.

Le test est une grille de lecture factuelle et ne juge pas de la qualité artistique. Son but est de montrer la grande quantité de films et autres œuvres qui ne réussissent pas à valider ces trois affirmations.
( Suite sur wikipedia : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Test_de_Bechdel )

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SEXISME AU CINEMA : LA SUÈDE APPLIQUE LE TEST BECHDEL (l'article date de 2013 )

La représentation des femmes au cinéma a toujours été un sujet vaste et sensible. Articles, livres, débats, thèses : on a disserté, analysé, disséqué la question sans pour autant voir de « grands » rôles féminins portés sur nos écrans. Des rôles assez puissants pour frapper les esprits durablement sans que la tendance de l’année suivante ne l’efface d’un coup de blockbuster.

Des journalistes aux producteurs, tout le monde semble se pointer du doigt sans chercher à faire avancer les choses. SAUF en Suède où certains cinémas indépendants, tel que le Bio Rio, et plus particulièrement sa directrice, Ellen Tejle, ont décidé de réveiller les consciences à leur manière. Comment ? Grâce à une lettre, « A » comme « Approved » et un certificat d’approbation tiré du non moins connu test Bechdel.

Test Bechdel, qui es-tu ?

 Dans les années 80-90, une dessinatrice américaine du nom d’Alison Bechdel se fait connaître par la publication dans Womanews (journal féministe à succès) d’une série de planches intitulées « Dykes to watch out for » mettant en scène une discussion entre deux butchs à propos des films que celles-ci seraient susceptibles d’aller voir. L’une des deux affirme que pour se déplacer, le film doit répondre à deux règles bien précises :

⁃ Au moins deux femmes (nommées) doivent être présentes dans le film

⁃ Les deux femmes se parlent et ont un sujet de conversation n’incluant pas un homme comme sujet principal .

C’est alors que naquit le test Bechdel, nouvel indicateur du sexisme (ou de l’absence de sexisme) dans les films et autres représentations vidéos que nous gobons chaque jour.

(Suite ici sur Barbiturix : http://www.barbieturix.com/2013/11/12/s ... t-bechdel/ )

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Sinon par rapport à mon message précédent :
une copine du forum en question ,est intervenue pour remettre quelques pendules à l'heure , et son (long) message construit et bien argumenté à immédiatement été effacé , et l'équipe dirigeante (1 femme , et 15 hommes) ont comme je m'y attendais "locké" le thread .... :mur: ..... Bref .....
Par delà les miens et les balles ......

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