Rencontres entre habitantEs de la ZAD et des bourgs alentours Et si on en parlait ?
Alors que l’occupation de la ZAD depuis 2007 a fait évoluer la lutte contre l’aéroport, les évènements de l’automne 2012 (expulsions et réoccupations) ont encore bouleversé la vie sur place. Désormais, l’occupation est largement soutenue à l’échelle nationale et les occupantEs sont déterminéEs à rester. Mais depuis les expulsions la situation a été gérée dans l’urgence, engendrant des tensions et des rancœurs inutiles.
Nos modes de vie et aspirations peuvent être très différents, autant à l’intérieur de la ZAD qu’avec les habitantEs des bourgs alentours. Dans les deux cas, aucune violence n’est justifiée et une cohabitation sereine est possible ! Pourtant, depuis quelques mois, nous constatons des violences de la part d’occupantEs de la ZAD envers des habitantEs des bourgs alentours et réciproquement : tabassage du motocross, agressions sur la D281, voitures brûlées, etc… Bien que la majorité des gens ne soient pas directement responsables de ces actes, nous pensons qu’ils sont dûs au fait que nous n’avons pas suffisamment établi d’écoute réciproque et de respect mutuel.
Nous voulons arrêter l’engrenage de la violence entretenu par le silence. Même si nos idées divergent, il n’y a pas de raison que cela empêche une cohabitation respectueuse et sereine.
Nous proposons de se rencontrer entre habitantEs de la ZAD et des bourgs alentours à l’occasion d’une réunion publique le Samedi 24 août 2013 de 20h à 22h à la salle Jules Verne de la Paquelais.
Cette réunion n’a pas pour but d’aborder le sujet de la pertinence ou non du projet d’aéroport, mais bien les problèmes de cohabitation. Elle est ouverte à tout le monde, et surtout à celleux qui sont en colère contre les habitantEs de la ZAD, l’idée étant de pouvoir aborder le cœur des problèmes de manière constructive.
Venez nombreux !
Un groupe d’habitantEs de la ZAD avec le soutien de l’ACIPA
lutte à Notre Dame des Landes
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La gronde est dans le pré à Notre Dame des Landes Tom Lanneau 21/08
Les militants ne baissent pas les bras contre le projet d’aéroport à proximité de Nantes. La campagne qui prend des airs de Larzac dans les années 1970, attire de nombreux jeunes, dont ces deux étudiantes parisiennes rencontrées juste avant les vacances.
La petite ville de Notre Dame des Landes, en Loire Atlantique, n’est habitée que par 2 000 âmes. Cependant, le nom de cette commune est loin d’être anonyme pour les Français et pour cause, cette petite bourgade représente le bastion de l’un des plus grands mouvements de contestation mené contre le gouvernement actuel. En cause, le projet de « l’aéroport du Grand Ouest », envisagé depuis le milieu des années 1960 et officialisé en 2008 dans le département où Jean Marc Ayrault était alors député et maire de Nantes. D’où la fameuse tirade d’Arnaud Montebourg « tu fais chier la terre entière avec ton aéroport », à l’intention du premier ministre. Afin de lutter contre la construction de cette structure, de nombreuses personnes font face aux forces de l’ordre depuis plus d’un an, ayant même installé leurs tentes sur les terres tant convoitées.
Sophie, 19 ans, compte aller prendre part à la lutte qui se déroule à 25 kilomètres de Nantes. Bien qu’habitant à 400 kilomètres de Notre Dame des Landes, cette étudiante se sent concernée par cette mobilisation, selon elle notre rapport vis-à-vis de la nature est fondamental. « C’est la valeur qui guide mon intérêt politique. Tous les sujets qui touchent à l’écologie m’intéressent. Ce n’est pas normal que je connaisse des potes habitant en banlieue qui n’aient jamais mis les pieds dans un champ ! » Sophie me dira par ailleurs qu’elle va jusqu’au bout de la logique écolo pour se rendre sur les lieux de la contestation afin d’être « cohérente avec moi-même » : soit elle ira en covoiturage « avec une voiture pleine », ou bien en train.
Mais d’après elle, le thème de l’écologie n’est pas le seul abordé à Notre Dame des Landes : « Le sujet est beaucoup plus vaste ! Nous nous demandons si nous ne faisons pas fausse route en faisant semblant de nous complaire dans la société capitaliste… Il faudrait peut-être remettre en cause ce système de consommation pour revenir aux valeurs fondamentales telles que la nature ».
Elle ajoute que la contestation n’est pas le seul aspect qui l’attire dans les manifestations. Il y a aussi le côté humain : le fait de rencontrer des gens, de voir comment ils s’organisent, d’apprendre certaines choses, se retrouver entre amis… « De plus, d’après ce que mes amis me racontent, l’ambiance est super hétérogène: les gens partagent, quelque soit leurs origines sociales, leur âge… ils sont tous là pour le même combat ! Et puis l’ambiance semble plutôt bonne : c’est pas parce qu’on milite qu’on doit faire la gueule ! Faut donner aux gens l’envie de nous rejoindre ».
Je demande alors à Sophie pourquoi ne pas manifester sur Paris ? Il n’y aurait pas 400 kilomètres à faire et défiler dans la capitale pourrait peut-être avoir une plus grande portée médiatique. Elle me répond que non, les manifestations de soutien à Notre Dame des Landes dont elle a fait partie, ont été occulté par les médias. « En plus, le fait d’être dans les champs a permis aux manifestants de s’installer en mode camping, donc de pouvoir tenir plus longtemps et de créer une ambiance originale qui attire l’œil de la France entière ».
Nous évoquons alors le dénouement de la situation. Sophie a l’impression que le gouvernement reste indécis « comme pour la plupart des prises de position actuelles ». Cependant, elle entretient l’espoir qu’ils prennent une décision rapide afin qu’ils puissent s’attaquer à des sujets plus importants. « Je ne sais pas qui va gagner, mais s’ils lassent traîner l’affaire, ça va être néfaste pour les deux partis ».
« En plus, Valls a envenimé les choses en souhaitant mettre les militants de Notre Dame des Landes sur liste rouge. Pareil pour certaines associations antinucléaires ou anti-gaz de schiste. On serait alors surveillé au même titre que des mouvements violents d’extrême droite ! Alors en me rendant là bas, je peux être mise dans le même sac qu’un facho qui va taper sur un homo ou sur un noir alors que je ne fais pas parti d’un mouvement dangereux ! ».
Mathilde, étudiante dans le même amphi de Sophie, s’est déjà rendu à Notre Dame des Landes avec des amis. Les motivations qui l’ont poussée à s’y rendre sont à peu près les même que celles de Sophie. Elle explique qu’elle se sent concernée par la mobilisation, car elle « représente une convergence des luttes : nous ne sommes pas là bas juste pour l’aéroport, nous exprimons aussi notre mécontentement vis-à-vis du système actuel ! Et puis ce n’est pas parce que je suis parisienne que je n’ai pas le droit de lutter pour la nature. Là en l’occurrence, on compte détruire plusieurs hectares de terres fertiles pour quelques dossiers en moins à Pôle Emploi… Que représentent quelques emplois précaires contre tout un écosystème ?! »
Mathilde affirme que le moral des militants est « au max » et que l’ambiance est « géniale », car tout le monde se mélange. « Pour moi là-bas, c’est le paradis : contrairement à ici, les champs s’étendent à perte de vue, les gens s’entraident tous pour une même cause, ils cherchent à se rencontrer pour apprendre, il y a des festivals… Alors qu’on ne peut pas forcément dire que le premier mot qui nous vienne à l’esprit lorsque nous parlons de la capitale soit celui de ‘solidarité’ ! »
Elle évoque ensuite le fait que les gens viennent des quatre coins de l’hexagone et même au-delà, et que certains regrettent d’avoir à quitter les lieux, laissant les jeunes de la région et les agriculteurs lutter seuls : « Il y en a qui sont là depuis un an sans discontinuer ! ».
Mathilde revient ensuite de l’éventuelle issue de cette lutte : « Il est difficile de prévoir la fin de ce conflit, je ne m’appelle pas Akinator ! Cependant, je sais que si l’aéroport se fait, il y aura de nombreux sabotages… on ne le laissera pas se construire ! D’ailleurs, un de nos slogans était : ‘Vinci dégage, résistance et sabotage !’. Mais je ne m’attends pas à ce qu’Ayrault renonce: il a déjà signé le contrat. Il faut donc que les gens se regroupent autour des agriculteurs ».
À la fin de la conversation, Mathilde m’avoue que « ce serait dommage si l’on assistait au dénouement de cette situation ». Me voyant surpris par sa réponse, elle explique : « Bah ce serait bête, il n’y aurait plus de raison d’aller là bas ! Ça mettrait fin à une belle aventure humaine ! C’est un bon exemple que la population française reste solidaire : c’est le seul endroit que je connaisse où les jeunes aident bénévolement les agriculteurs et où les agriculteurs fournissent à ces derniers des vivres pour les remercier de combattre à leurs côtés. L’idéal serait que l’on reste même si l’on remporte la bataille ! »
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Trois locaux du Parti socialiste tagués AFP 21/08
La Ville de Paris a annoncé que trois locaux du Parti socialiste situés dans les IIIe, Xe et XXe arrondissements de la capitale ont été visés par des tags hostiles dans la nuit de mardi à mercredi.
Les actes de vandalisme contre les locaux du Parti socialiste (PS) se généralisent ces derniers mois, à Paris comme en province. Les inscriptions prennent pour cible la réforme du mariage pour tous ou le projet contesté d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Ce mercredi 21 août, ce sont des inscriptions peintes en bleu comme "Expulseurs de sans-papiers" sur l'un, "Fachos" sur un autre, partout accompagnées du "A" du mouvement anarchiste qui ont été découvertes sur les façades des bâtiments abritant les sections locales du PS dans ces arrondissements.
Dans le XXe, "c'est la deuxième fois depuis juin que le local est visé par des inscriptions portant la signature de la mouvance de l'ultra-gauche radicale", a précisé une source proche de l'enquête.
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a condamné dans un communiqué "ces agressions contre des lieux d'expression et de vie démocratique", les qualifiant d'"inacceptables". Eduardo Rihan-Cypel, un des porte-parole du Parti, a jugé que "de tels actes portent atteinte à la démocratie". "Nous demandons que les auteurs soient identifiés et poursuivis", a ajouté le député. Une enquête de police a été ouverte.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Les aéroports en France : déjà trop nombreux ! (partie 2) 01/08
L’opposition fait rage depuis plusieurs mois entre les partisans d’un projet d’aéroport près de Nantes et ses opposants qui ne lâchent rien. consoGlobe revient sur le fond du débat : les aéroports français sont-ils tous justifiés ; fonctionnent-ils tous à 100% ? Ne gagnerait-on pas à mettre en valeur d’autres dispositifs ? Au-delà de Notre-Dame-des-Landes s’ouvre un débat de fond sur le surinvestissement en infrastructures mal sélectionnées.
Les aéroports français en surnombre ?
L’intérêt de traverser 1000 km en peu de temps, du Nord au Sud par exemple, peut paraître évident. Rejoindre Nouméa de Paris également. Des liaisons internationales également.
L’argument de l’utilité concrète des aéroports face à d’autres moyens de transport peut éventuellement tenir la route (sic) dans certains cas. Mais ce n’est pas le cas de tous les aéroports.
Avant d’examiner le cas de Nantes, voyons déjà comment se porte le trafic aérien en général. Eh bien, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas très bon. Il suffit de télécharger le rapport de l’aviation civile pour s’en convaincre : la croissance n’est pas exceptionnelle, en tout cas pas aussi importante que ce qu’on voudrait nous faire croire.
Une croissance relative
Les chiffres sont meilleurs en 2011 qu’en 2010 : +6,3 % de croissance globale. Ce résultat est tout de même à pondérer. Les 2 années passées ont en effet été marquées par la crise économique, des grèves régulières et des éléments naturels peu coopératifs (neige et éruption du volcan Eyjafjöll).
La croissance du trafic aérien au niveau européen est elle de +7,3%. Ailleurs dans le monde, le constat est un peu le même, sauf à Dubaï ou en Asie.
Un trafic intérieur en baisse
Le trafic aérien intérieur se porte, lui, particulièrement mal, en chute depuis environ 10 ans.
Ainsi pour que Nantes soit rentable et justifié, il faudrait que le nouvel aéroport se spécialise à l’international. Pourquoi pas, mais de là à considérer que la construction d’un autre aéroport est nécessaire au vu des capacités nationales, ce n’est pas évident, puisque la croissance n’est pas avérée pour tout le trafic.
« Le niveau d’activité du trafic intérieur, en constante diminution depuis une dizaine d’années« , précise la Direction générale de l’aviation civile, « est du même ordre de grandeur qu’en 1994« .
Des aéroports régionaux en mauvaise posture face au TGV
Certains aéroports régionaux sont ainsi menacés, notamment par le TGV, ce qui explique d’ailleurs les lenteurs de décision concernant certaines lignes. Comme pour le Paris-Toulouse : un chargé de projet – qui veut rester anonyme – nous confirme que des volontés voulant préserver l’aéroport de Toulouse, font ralentir les procédures menant à la création d’une ligne de train pourtant plébiscitée par les riverains (ce n’est pas la seule raison, mais elle joue énormément).
Une situation qui risque de durer alors que la morosité s’installe dans le ciel commercial : parmi les 15 premiers aéroports mondiaux, seuls ceux situés en Asie (Pékin, Hong Kong) ou au Moyen-Orient (Dubaï), ont une croissance en nombre de passagers supérieure à 4% (2,2% pour Paris CDG).
Re: lutte à Notre Dame des Landes
L’éléphant blanc Arnaud Montjoye 22/08
Les 3 et 4 Août se déroulait le festival des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il y avait du monde, on disait environ 25 000 personnes et dans le ciel, lanternes et cerf-volants avaient remplacé les oiseaux mécaniques.
Alors finalement, on s’était tous retrouvés là-bas. Un endroit improbable, une sorte de triangle des préludes, sinon révolutionnaires, en tous cas alternatifs.
Il y avait du monde, on disait environ 25 000 personnes et dans le ciel, lanternes et cerf-volants avaient remplacé les oiseaux mécaniques. Bien sûr, tout ça, ça rappelait d’autres rassemblements, ceux de Plogoff, de Creys-Malville, Flamanville, Stuttgart et bien d’autres.
Avec, en plus, les ombres menaçantes d’une croissance irresponsable, d’une économie schyzophrène, bref de la multiplication des G.P.I.I., Grands Projets Inutiles et Imposés, mieux connus sous le nom « d’éléphant blanc »…
Ce que rappelait, entre deux concerts, l’une des représentantes de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes).
UNE NOUVELLE DYNAMIQUE
En Inde, l’éléphant blanc est un animal sacré et quand il arrive que, pour des raisons de prestige, on en fasse cadeau aux édiles d’une population, cette dernière déchante assez vite : c’est que l’éléphant blanc est ruineux … Et ne sert à rien.
On avait tous applaudi, puis on avait continué de se balader de chapiteaux en concerts, d’interventions en discussions, de partages en projets. Il n’en manquaient pas …
D’autre zones à défendre, un peu partout, en Europe comme ailleurs et c’était peut-être ça le plus important et le plus instructif : que quoiqu’il advienne, victoire ou échec de la lutte, l’essentiel était en train de se réaliser, de façon sans doute brouillonne, entropique, mais c’était bien à l’émergence d’une nouvelle dynamique qu’on assistait.
L’AN 01
Une lutte qui était passée de l’opposition à un projet aberrant à l’expérimentation d’une forme de vie collective. Avec ses engueulades, ses divergences, ses débats. Avec l’aide, également, des expériences enracinées dans la mémoire collective : le Larzac, Plogoff, Malville dont certains « historiques » étaient présents.
Il y avait là, entre autres, des musiciens qui avaient traîné leurs notes un peu partout, des paysans dont les tracteurs avaient souvent défilés entre deux rangées de flics, des éditeurs pour lesquels le mot « résistance » n’est pas une simple posture, des gens de tous âges.
Il y avait Fatou, elle était venue avec des copains, elle n’était sans doute pas une militante, juste une jeune femme qui se disait, comme on le disait tous, que ce serait tellement mieux de revenir l’An 01, d’inventer non pas une utopie mais juste les chemins qui y mènent et merde aux récup’ de tous poils !
Il y avait surtout ces mots qui n’en finissent pas de véhiculer les choses de la vie et qu’elle avait résumé magistralement, « une putain de fraternité contre un putain de projet. Mais attention, pas bisounours le truc … » et elle avait logiquement conclu qu’on ne lâcherait rien, mais alors rien de rien. Et que face aux pseudo-intransigeances économiques, il était urgent de réaffirmer cette modeste exigence : rester simplement debout.
On était reparti content. Avec le sentiment que la devise républicaine hypocritement affichée au fronton des mairies et des écoles trouvait ici, dans cette Zone à dire, un réel accomplissement.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
De Rugy (EE-LV) : « Toujours un sujet de mécontentement » 22/08
A l’occasion des Journées d’été d’Europe Ecologie – Les Verts (EE-LV) qui se tiennent jusqu’à demain, samedi, à Marseille (Bouches-du-Rhône) Presse Océan a notamment demandé à François de Rugy, 42 ans, député EELV de Loire-Atlantique si les écologistes baissaient désormais la garde au sujet du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Et le parlementaire nantais de répondre : « Pas du tout. La question [de Notre-Dame-des-Landes] sera abordée dans le cadre des grands projets inutiles. Notre position n’a pas changé. C’est toujours pour nous un sujet de mécontentement. Notons seulement que depuis dix mois, il est un exemple de ce qui a évolué positivement. Modestement mais positivement ».
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Les Ailes de l'ouest dénoncent " le double discours de l'ACIPA " 23/08
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 23 août 2013, l’association Les Ailes de l’Ouest favorable au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes indique : « Alors que l’Acipa (association luttant contre le projet de nouvel aéroport) soutient l’organisation d’une réunion entre les Zadistes et les riverains samedi 24 août à la Paquelais (Loire-Atlantique) et y participe, l’Association des Ailes pour l’Ouest, principale association de soutien au projet comprenant désormais près de 4000 adhérents tient à dénoncer le double discours perpétuel de cette association et son soutien implicite aux squatteurs.En effet, alors qu’une vidéo vient d’être diffusé sur le web illustrant clairement la collusion entre l’un des membres dirigeants de l’Acipa et les Zadistes par l’un de nos adhérents, ce dernier a dû fermer son compte twitter suite à des menaces à son encontre et à sa famille ». Et les Ailes de l’Ouest de poursuivre : « Malgré notre interpellation, l’Acipa n’a pas dénoncé ces menaces et fait la sourde oreille, tout comme elle l’avait fait lors de menaces similaires à l’encontre des personnes qui manifestent publiquement leur soutien au projet.Ce double discours devient inadmissible de la part d’une association qui de fait cautionne l’attitude des squatteurs et leurs actions, en les hébergeant tout en réfutant ce soutien.« L’Acipa est en constante contradiction entre ses paroles et ses actes », témoigne Alain Mutière, président des Ailes pour l’Ouest. « Tantôt elle réclame des améliorations au projet, tantôt elle refuse la concertation proposée par l’Etat quand il s’agit de les mettre en place. C’est similaire pour les Zadistes en assurant leur hébergement et leur nourriture tout en les déclarant persona non grata », ajoute-t-il.L’association des Ailes pour l’Ouest encourage « tous les citoyens et notamment les riverains victimes de menaces à déposer à minima une main courante voire une plainte. Et elle ajoute dans son communiqué : « Ces intimidations n’enlèvent rien à notre détermination de réaliser ce projet et à engranger de nouvelles adhésions de citoyens toujours plus nombreux à nous soutenir, soucieux du développement du Grand Ouest, du respect de la démocratie et de l’Etat de droit ».
Re: lutte à Notre Dame des Landes
Exposition, concerts et repas au Couvent alternatif Camlez 21/08
Du jeudi 22 au dimanche 25 août, l'association « Les dessous de la nonne » accueille l'association Koad Liv FCLB, pour une exposition d'oeuvres diverses (peintures, sculptures, photos), dont les bénéfices de la vente seront au profit des justiciables de Notre-Dame-des-Landes.
Jeudi 22, à 19 h 30 : cochon grillé animé par MG, chanson française. 12 € pour les adultes, 8 € pour les enfants, concert compris.
Le groupe MG c'est M, pour Max du « P'tit Son » et G, pour Gérome du « Pied De La Pompe ». Deux gars qui se sont trouvés, retrouvés, appréciés. Guitare acoustique, accordéon diatonique parsemé de beats éléctroïdes vous dévoileront une musique tantôt envoûtée mais toujours appuyée, présente, énervée.
Samedi 24 : Duo Mundo à 21 h, world acoustique, participation libre. Séverine Soulaÿres et Christophe Jacques, compagnons de route au sein du trio Soulayres, retournent à leur amour d'antan : les chants du monde. Séverine, conquise par les voix telles que Lhasa de Sela, et Christophe, imprégné de musiques populaires sud américaines, revisitent ensemble les pièces qui les ont marquées, et les retranscrivent au travers de leur filtre imaginaire et de leur sensibilité. Un voyage musical résolument acoustique et intimiste.
Dimanche 25 : cuisine associative : choucroute de la mer. Repas complet, 7 € pour les adultes, 5 € pour les enfants.
Re: lutte à Notre Dame des Landes
A paraitre dans Alternative Libertaire n°231 (Septembre)
Version longue à consulter sur le FAR : http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org rubrique Ecologie sujet Lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Bal(le) Populaire contre l'Ayraultport.
Un festival musical et politique contre le projet d'aéroport s'est tenu à Notre-Dame-des-Landes les 3 et 4 août. Une nouvelle étape dans l'épreuve de force pour contraindre le gouvernement a abandonner – enfin ! – son grand projet inutile.
Sept barnums et chapiteaux, trente-huit débats officiels, des dizaines de stands représentant le panel des organisations opposantes au projet d'aéroport (AGO) et 40 000 participants et participantes : voilà le bilan chiffré du week-end des 3 et 4 août à Notre-Dame-des-Landes, qui ne permet pas complètement d'en saisir la tonalité. Les deux jours ont surtout été marqués par des débats riches, des discussions variées, des projections documentaires diverses... D'ailleurs, la focalisation sur l'affluence numérique a été largement imposée par les médias afin de ne pas parler du fonds.
Le périmètre politique des organisations présentes était très vaste, de EELV et du Front de gauche aux anticapitaliste, de l'Acipa aux zadistes, en passant par Solidaires et bien sûr la Confédération paysanne. De nombreux groupes de musique (150 avaient proposé de jouer !) et un imposant groupes de bénévoles (800 personnes ont participé à l'organisation) ont assuré le succès logistique du festival. Car accueillir 40 000 personnes début août dans une zone très rurale n'avait rien d'évident dans un contexte tendu. Ce fut une mission laborieuse mais accomplie.
Chapiteau anticapitaliste
Si tous et toutes les militantes qui luttent contre AGO et son monde n'étaient pas sous le chapiteau anticapitaliste (à tonalité libertaire), ce dernier a marqué l'événement de son empreinte. On pouvait y trouver deux explicites banderoles bien connues des Nantais : « Aéroport, LGV, THT, TAV, Nucléaire / Société totalitaire » et « Ni juge ni prison / N'arrêteront nos rebellions », qui résument largement la teneur des débats tenus sans tribune et auto-organisés. Ce chapiteau interdit aux enregistrements journalistiques a donc favorisé la pratique de l'automédia qui faisait écho aux tables de presse conséquentes. Les débats ont été denses en particulier celui sur la répression lancinante qui dépasse largement la Zad et s'impose durablement aux militants anticapitalistes partout en Europe.
Cependant, il aurait été intéressant de continuer les chantiers des manifs précédentes compte tenu de la saison et de la présence très légère des forces de l'ordre. Le nombre important de militants et militantes aurait aussi permis des actions à Nantes histoire de gâcher ce plaisant mois d'août aux représentants de l’État et aux partisans de l'aéroport. La réussite politique a posteriori de ce rassemblement réside dans la poursuite de la lutte à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs, d'autant que la lutte contre les « Grands projets inutiles imposés » ne fait pas encore l'unanimité et que l'unité d'action entre Acipa et zadistes reste à (re)construire.
Nicolas (collectif NDDL Tours Agglo)
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