Corrida & Catalogne
Posté : 28 juil. 2010 10:48
Espagne: le Parlement catalan s'apprête à interdire les corridas
Le Parlement régional de Catalogne s'apprêtait mercredi, sauf surprise, à approuver une interdiction des corridas à partir de 2012 dans cette riche région du nord-est de l'Espagne, un coup de tonnerre pour le monde taurin espagnol.
Les 135 députés députés catalans ont ouvert mercredi peu après 10h00 locales (8h00 GMT) le débat sur cette question et devraient approuver une "Initiative législative populaire" (ILP), appuyée par 180.000 signatures, qui réclame la fin de ce spectacle "barbare", selon les derniers pointages.
Il ne devrait pas y avoir de "surprise" et l'ILP sera approuvée, a estimé mercredi matin Miquel Iceta, porte-parole du Parti socialiste catalan (PSC).
La Catalogne deviendrait ainsi la deuxième région d'Espagne à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries qui l'a fait en 1991, une victoire incontestable pour les opposants à la corrida.
Plusieurs dizaine de manifestants pro et anti-taurins s'étaient rassemblés mercredi matin devant le parlement catalan, réclamant d'un côté la "liberté" pour les amateurs de corridas et de l'autre la fin de la "torture" animale, a constaté l'AFP.
Source AFP
"Arrêtez la cruauté envers les animaux", demandaient en anglais des pancartes brandies par les anti-taurins, tandis que les partisans des corridas affirmaient: "les taureaux oui, la liberté oui".
Tous les regards étaient tournés vers les 37 parlementaires socialistes et les 48 parlementaires du parti nationaliste modéré CiU qui ont la liberté de vote pour ce vote crucial.
Les nationalistes devraient se prononcer en majorité pour la prohibition dans un contexte de revendication identitaire et "anti-espagnol", ce qui devrait faire pencher la balance en faveur de l'ILP, selon les médias espagnols.
La plupart d'entre eux prévoyaient, à l'image du quotidien catalan El Periodico, la "Fin de la Fiesta" taurine en Catalogne, où la tauromachie est en perte de vitesse depuis plusieurs années, avec un risque de contagion au reste du pays.
Plusieurs régions espagnoles, dont celle de Madrid, ont annoncé leur intention, en réaction au débat catalan, d'inscrire la tauromachie à leur "patrimoine culturel" pour la protéger, mais les opposants y gagnent aussi du terrain.
Soutenus par des organisations internationales de défense des animaux, ils dénoncent la "cruauté" de la mise à mort des taureaux dans l'arène, alors que les partisans de la tauromachie défendent cette grande tradition espagnole remontant au Moyen-Age et la "liberté de choix" des "aficionados".
"On ne peut obliger personne à aller aux corridas, comme personne ne peut interdire d'y aller", a déclaré avant le vote Mariano Rajoy, leader du Parti populaire d'opposition (PP, droite), dont les députés en Catalogne doivent voter contre la prohibition.
Le PP devrait faire appel de l'éventuelle décision de prohibition devant la justice et le tribunal constitutionnel, ce qui devrait prolonger le débat jusqu'à ce que l'interdiction entre en vigueur début 2012.
Ce vote intervient dans un contexte morose pour la tauromachie espagnole, qui génère environ 40.OOO emplois, avec environ 1.800 corridas par an, et souffre depuis deux ans de la crise économique que traverse l'Espagne.
Le Parlement régional de Catalogne s'apprêtait mercredi, sauf surprise, à approuver une interdiction des corridas à partir de 2012 dans cette riche région du nord-est de l'Espagne, un coup de tonnerre pour le monde taurin espagnol.
Les 135 députés députés catalans ont ouvert mercredi peu après 10h00 locales (8h00 GMT) le débat sur cette question et devraient approuver une "Initiative législative populaire" (ILP), appuyée par 180.000 signatures, qui réclame la fin de ce spectacle "barbare", selon les derniers pointages.
Il ne devrait pas y avoir de "surprise" et l'ILP sera approuvée, a estimé mercredi matin Miquel Iceta, porte-parole du Parti socialiste catalan (PSC).
La Catalogne deviendrait ainsi la deuxième région d'Espagne à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries qui l'a fait en 1991, une victoire incontestable pour les opposants à la corrida.
Plusieurs dizaine de manifestants pro et anti-taurins s'étaient rassemblés mercredi matin devant le parlement catalan, réclamant d'un côté la "liberté" pour les amateurs de corridas et de l'autre la fin de la "torture" animale, a constaté l'AFP.
Source AFP
"Arrêtez la cruauté envers les animaux", demandaient en anglais des pancartes brandies par les anti-taurins, tandis que les partisans des corridas affirmaient: "les taureaux oui, la liberté oui".
Tous les regards étaient tournés vers les 37 parlementaires socialistes et les 48 parlementaires du parti nationaliste modéré CiU qui ont la liberté de vote pour ce vote crucial.
Les nationalistes devraient se prononcer en majorité pour la prohibition dans un contexte de revendication identitaire et "anti-espagnol", ce qui devrait faire pencher la balance en faveur de l'ILP, selon les médias espagnols.
La plupart d'entre eux prévoyaient, à l'image du quotidien catalan El Periodico, la "Fin de la Fiesta" taurine en Catalogne, où la tauromachie est en perte de vitesse depuis plusieurs années, avec un risque de contagion au reste du pays.
Plusieurs régions espagnoles, dont celle de Madrid, ont annoncé leur intention, en réaction au débat catalan, d'inscrire la tauromachie à leur "patrimoine culturel" pour la protéger, mais les opposants y gagnent aussi du terrain.
Soutenus par des organisations internationales de défense des animaux, ils dénoncent la "cruauté" de la mise à mort des taureaux dans l'arène, alors que les partisans de la tauromachie défendent cette grande tradition espagnole remontant au Moyen-Age et la "liberté de choix" des "aficionados".
"On ne peut obliger personne à aller aux corridas, comme personne ne peut interdire d'y aller", a déclaré avant le vote Mariano Rajoy, leader du Parti populaire d'opposition (PP, droite), dont les députés en Catalogne doivent voter contre la prohibition.
Le PP devrait faire appel de l'éventuelle décision de prohibition devant la justice et le tribunal constitutionnel, ce qui devrait prolonger le débat jusqu'à ce que l'interdiction entre en vigueur début 2012.
Ce vote intervient dans un contexte morose pour la tauromachie espagnole, qui génère environ 40.OOO emplois, avec environ 1.800 corridas par an, et souffre depuis deux ans de la crise économique que traverse l'Espagne.
